BIPOLAIRES 64/40

BIPOLAIRES 64/40

Qui suis-je quand je ne suis pas moi ? D'Agathe LENOËL

Qui suis-je quand je ne suis pas moi ?

 

d’Agathe LENOËL aux éditions Odile JACOB , décembre 2015  ISBN : 978-2-7381-3336-6

 

ou : « Une bipolaire témoigne »

 

préface du Pr Philippe JEAMMET

 

Dotée d’une sensibilité à fleur de peau, exacerbée, l’auteure procède à un examen minutieux de son moi intérieur ; un témoignage qui se situe au plus intime de l’être. Agathe LENOËL a eu, dirions nous, la « chance » d’être diagnostiquée dès l’âge de 19 ans, ce qui a permis aux médecins, après de nombreuses hésitations, de poser ce diagnostic. L’ouvrage propose de riches démonstrations à l’aide de nombreuses citations fournies. À recommander sans hésitation !

 

Quelques extraits :

 

Page 83

« Bernard (son mari) [...] avait pensé que je n’étais plus là, que mon cerveau était foutu, grillé, mort. »

Page 83

Elle cite la phrase de Rimbaud : « ce "je" est un autre »

Page 84

« Ce qui est compliqué en phase maniaque, c’est que cela change tout le temps. »

Page 103

«  Je veux changer et oublier cet autre [je] qui prend trop de place

Page 104

« Il y a à mon sens deux étapes indispensables dans la maladie : l’acceptation de la maladie et la confiance en le thérapeute. […] On dit oui et on aide ainsi le médecin qui a la science. Le médecin dépasse son savoir grâce à cette confiance mutuelle. Dans l’acceptation, on admet que la maladie, c’est pour toujours.»

Page 144

«  Je pourrais dire que je ne suis pas fière de ma bipolarité, mais des expériences qu’elle m’apporte. »

Page 144

« La bipolarité, c’est un champs de ruine, une échappée du réel, une folle course vers on ne sait quoi. »

Page 145

« Il est urgent de repenser les maladies mentales, qui ne sont rien d’autre que les maladies des émotions, comme l’avance Philippe JEAMMET [auteur de la préface]. »

Page 165

«  La maladie enseigne aussi bien qu’elle détruit. Et cette maladie m’a enseigné ce que je n’aurais jamais osé approcher ; je dirais qu’elle aura donné, non pas du sens à mon existence, mais décuplé mon intérêt pour la vie et les autres. »

Page 166

«  Mes innombrables manies modérées, et les manies franches elles même, m’ont toutes apporté un supplément de perception, d’émotion et de réflexion. »

 

Page 166-167 : citation du Pr Marc-Louis BOURGEOIS in manies et dépression p. 91 :

« Les hypomanes on t une hyper-acuité sensorielle, une sensibilité accrue au monde environnant. Ils remarquent les moindres détails, les moindres changements de ce qui les entoure. Ils ont une hypersensibilité à la présence de l’autre, à leurs mimiques, au ton de leur voix, à leur propos. »   



04/12/2016
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