BIPOLAIRES 64/40

BIPOLAIRES 64/40

Identifier la dépression chez l'adolescent

Identifier la dépression chez l'adolescent

L'adolescence est une période trouble, tant pour les parents que pour l'enfant. Pour déceler la dépression à temps, sachez prêter attention à certains signes qui dénotent chez lui un profond mal-être.

"Les autres ne m'aiment pas", "je suis moche et inutile", "les adultes, ça craint", "l'école, ça sert à rien", etc.
Ces réflexions, typiques d'un adolescent sont bien souvent prises à la légère, alors qu'elles peuvent être des signaux de détresse envoyés à l'entourage. Souvent considérée comme une maladie d'adulte, la dépression est une maladie qui touche également les adolescents. Sauf que de par la négativité, la rébellion et le laxisme caractéristiques de cette période, il devient difficile de différencier la dépression d'une simple crise d'ado.

Difficile de savoir s'il s'agit d'une simple crise d'ado ou d'une réelle dépression.

Plus d'adolescentes déprimées

Si durant l'enfance, la prédominance de la dépression dans l'un ou l'autre des deux sexes n'existe pas, en revanche, à l'adolescence, on observe deux fois plus de filles déprimées que de garçons. L'image sociale du corps féminin et les changements physiques qui touchent une fille à la puberté y sont probablement pour quelque chose.

Les signes à observer

Les émotions ressenties par un adolescent dépressif sont identiques à celles d'un adulte dans la même situation. Il se sent triste, isolé, découragé, irritable et a constamment tendance à se dévaloriser. Il peut dégager une certaine impression d'agressivité et de défiance constante à l'égard des autres, particulièrement des parents. Certes, ces sentiments peuvent être observés chez n'importe quel adolescent digne de ce nom, seulement la persistance et l'intensité de cette morosité et de cette rébellion doivent mettre la puce à l'oreille.

" Soyez particulièrement attentifs aux signes suivants :

- Tendance à l'automutilation.
- Tendance à l'isolement.
- Verbalisation d'idées suicidaires.
- Persistance de la tendance à l'autodévalorisation.
- Usage inquiétant et persistant de drogues et d'alcool.

" A l'école : le jeune se désintéresse de tout et ses résultats sont en chute libre. Il ne témoigne aucune sorte d'intérêt pour quoi que ce soit et ne voit pas l'utilité d'étudier.
Ou alors, il peut au contraire s'enfermer dans son travail et ne plus vivre que pour ça, n'ayant pour le coup plus aucun rapport social avec qui que ce soit. Il peut également avoir du mal à se concentrer et va réagir en refusant de travailler ou en contraire en s'acharnant de longues heures sur une même tâche sans résultat visible.

" Le sommeil : Il est généralement très perturbé, l'ado refusant d'aller dormir. Fatigue et somnolence s'installent, ce qui a tendance à aggraver la dépression. C'est un cercle vicieux.

" L'alimentation : Cela dépend souvent des personnes. Soit l'ado dépressif se met à manger énormément, à la limite de la boulimie, soit au contraire, il commence à ne plus vouloir s'alimenter. Cela peut s'avérer particulièrement vrai pour les adolescentes dont le rapport au corps devient très compliqué, voire conflictuel.

Les facteurs de risque

Comme chez l'adulte, il est généralement assez difficile de savoir ce qui a pu provoquer chez l'enfant l'entrée dans une phase dépressive. Certains événements traumatisants peuvent causer la dépression :

" Perte d'un proche.
" Divorce des parents.
" Difficultés scolaires.
" Stress chronique (manque de sommeil, maladie, etc.).

D'autre part, même si rien n'a pu être prouvé avec certitude, il semble que les enfants de dépressifs soient plus à même de souffrir de troubles psychiques.
Si tous ces changements durent et provoquent une souffrance visible chez votre enfant, il faut consulter un psychiatre ou mieux, un pédopsychiatre.

In l'internaute.com avril 2008



22/04/2008
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 170 autres membres