BIPOLAIRES 64/40

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Une nouvelle molécule pour soigner la dépression ?

Des chercheuses de l'Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire (Alpes-Maritimes) ont découvert que l'AdipoRon, molécule déjà bien connue dans le traitement du diabète, pourrait aussi être bénéfique dans celui de la dépression. 

Elle était déjà connue pour ses propriétés antidiabétiques. La molécule AdipoRon pourrait également jouer un rôle dans le traitement de la dépression. C'est ce qu'a découvert l'équipe de chercheuses de l'Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire (IPMC), au centre la technopole de Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes).

 

Selon les scientifiques, environ 30 % des patients dépressifs seraient résistants aux antidépresseurs actuellement disponibles. Elles soulignent donc l'urgence d'identifier de nouveaux traitements. Pour arriver à leur découverte, elles sont parties d'un constat : il existe une forte association entre les troubles métaboliques et psychiatriques, en particulier entre l'obésité et la dépression.

 

DES RÉSULTATS PROMETTEURS

Pendant sept semaines consécutives, elles ont ainsi administré de la corticostérone à des souris. L'administration chronique de cette hormone a induit l'apparition de dysfonctionnements métaboliques puis comportementaux chez les rongeurs, telle que de la prise de poids et la dépression. Mais elles ont dans le même temps fait ingérer aux spécimens de l'AdipoRon.

Et les résultats sont prometteurs. La molécule a prévenu l'apparition précoce des syndromes d'obésité induits par la corticostérone. De plus, dans tous les tests comportementaux, un traitement quotidien avec l'AdipoRon aurait réussi à inverser l'état dépressif. Pour évaluer cet état, des examens avaient précédemment identifié le niveau d'anxiété, la perte de motivation, de plaisir et le retrait social chez les souris.

En fait, il s'avère que l'AdipoRon est un puissant « activateur » des récepteurs de l'adiponectine, molécule produite dans le tissu adipeux impliqué dans la régulation du métabolisme des lipides et du glucose. Elle exerce également des actions déterminantes sur la formation des neurones hippocampiques, la neurotransmission de la sérotonine - substance impliqué dans la gestion des humeurs - et la neuroinflammation, ce qui expliquerait ses propriétés antidépressives.

« Pour le moment, aucune toxicité n'a été détectée sur cette molécule sur un plan hépatique, rénal, cardio-vasculaire, affirme à 20 minutesJoëlle Chabry, membre de l'équipe de chercheuses. Nous sommes à la recherche d'un investisseur pour poursuivre l'aventure en clinique. »L'équipe vient de déposer un brevet, et a désormais besoin d'un budget important pour passer de la découverte en laboratoire à un médicament commercialisé.

 

in topsanté.com  du 03 10 2018



06/10/2018
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