BIPOLAIRES 64/40

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Trouble bipolaire : des caractéristiques cérébrales qui expliqueraient certains déficits cognitifs

Des caractéristiques cérébrales « structurelles » pourraient expliquer des déficits cognitifs chez les personnes atteintes d'un trouble bipolaire qui persistent même lorsqu'elles se trouvent dans des périodes d'humeur normale, selon une étude publiée dans la revue Biological Psychiatry : Cognitive Neuroscience and Neuroimaging.

 

Il s'agit de la première étude, soulignent les auteurs, qui évalue la relation entre les données d'imagerie par résonance magnétique structurelle (anatomie) et fonctionnelle (activité).

 

 

Shantanu Joshi et ses collègues de l'Université de Californie à Los Angeles ont examiné les cerveaux de 45 personnes atteintes de trouble bipolaire qui n'étaient pas dans une période d'humeur perturbée (manie ou dépression) et 45 personnes n'ayant pas le trouble.

Lors d'une tâche visant à activer des régions spécifiques du cerveau, les participants ayant un trouble bipolaire avaient une activation réduite, comparativement au groupe témoin, dans deux régions cérébrales importantes pour le contrôle inhibiteur : le cortex frontal inférieur et le cortex cingulaire antérieur. Ils avaient également une activation réduite dans le gyrus frontal supérieur, une région importante pour la planification motrice et la prise de décision.

 

Alors que l'imagerie structurelle a montré des réductions de l'épaisseur corticale dans les mêmes régions : le cortex frontal inférieur, le cortex cingulaire antérieur et le gyrus frontal supérieur. L'activation du cortex cingulaire antérieur était corrélée avec l'épaisseur corticale.

Ces régions peuvent sous-tendre certaines des difficultés cognitives rencontrées indépendamment de l'humeur », souligne le chercheur. Les résultats appuient l'idée que l'activation réduite dans les régions responsables du contrôle inhibiteur pourrait expliquer les traits d'impulsivité présents dans le trouble bipolaire.

 

« Puisque ces différences ont été observées chez des personnes en rémission, elles pourraient refléter une vulnérabilité liée à la pathophysiologie de ce trouble de l'humeur ».

 

Cette étude a des implications potentielles pour l'identification de signatures (biomarqueurs) d'imagerie structurelle-fonctionnelle pour le trouble qui pourraient être utilisées pour éclairer les études futures d'intervention.

 

in Elsevier 01/11/2016

 

 



18/11/2016
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