BIPOLAIRES 64/40

BIPOLAIRES 64/40

Synthèse pratique sur les indications des thymorégulateurs

 

Thymorégulateurs

Indications

Critères de bon choix

Lithium (Téralithe)

Manie aiguë

Prévention des rechutes

Manie euphorique

Tempérament hyperthymique

Séquence manie-dépression

Absence de cycles rapides

Histoire familiale de bipolarité (manie)

Valproate (Dépakine)

 

Divalproex

(Dépakote) 

 

Valpromide

(Dépamide)

Manie aiguë

Prévention des rechutes

Manie dysphorique ou mixte

Manie psychotique

Cycles rapides

Tempérament cyclothymique

Comorbidité anxieuse, abus de susbtances (alcool, cocaïne)

Traits Borderline

Migraine

Carbamazépine (Tégrétol)

Manie aiguë

Prévention des rechutes

(meilleur effet en combinaison avec le lithium)

Manie psychotique

Manie mixte

Cycles rapides

Tempérament irritable

Lamotrigine (Lamictal)

Prévention des rechutes dépressives

Trouble BP-II

Récurrence dépressive

Tempérament cyclothymique

Séquence dépression-hypomanie

Traits Borderline

Topiramate (Epitomax)

Absentes pour les troubles bipolaires

Frénésies alimentaires

Prise de poids induite par les psychotropes

Gabapentin (Neurontin)

Absentes pour les troubles bipolaires

Comorbidité anxieuse (attaques de panique, phobie sociale)

 

 

 

Le tempérament à la base du traitement

 

 

 

Maniaque

(trouble BP-I)

Dépressif

(trouble BP-II)

Tempéraments de base

Hyperthymique

Bonne réponse au lithium

Agir sur les styles de vie

Faible dose de thymorégulateur

Dépressif

Mauvaise réponse au lithium

Recours au valproate

Extrême vigilance aux virages thymiques et au risque suicidaire

Cyclothymique

Mauvaise réponse au lithium

Recours au valproate

Recours au valproate ou lamotrigine

Irritable

Meilleure réponse aux anti-convulsivants

Faible dose de neuroleptiques avec anti-convulsivants

 

 

Critères d’un "bon" traitement : 

  • il donne envie de se soigner (certains membres de la famille d’un patient traité demandent à être pris en charge, une fois encouragés par le constat des effets positifs)

  • il est bien toléré (ou avec des effets indésirables supportables ne compromettant pas la continuité du traitement)

  • il est discret (ça ne se voit pas)

  • il respecte la nature du sujet (les effets du traitement ne sont pas vécus comme artificiels)

  • il agit dans le temps et assure au long cours (c’est un critère fondamental mais pour le valider et l’appliquer, les critères cités en amont sont plus que nécessaires)

 

Critères d'un "mauvais" traitement :

  • il rend le patient comme un "zombie" 

  • il tasse, endort (ça arrive au début mais c’est gérable et ça se corrige facilement)

  • il fait artificiel (ce n’est pas le but, doses à adapter ou changement de molécules)

  • il casse la créativité

  • il émousse la sensibilité du sujet (ça peut arriver au début ou progressivement mais c’est gérable et ça se corrige facilement)

 

 

Extrait de "Bipolaire info"

 



16/05/2014
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