BIPOLAIRES 64/40

BIPOLAIRES 64/40

Roméo à la folie, ou le destin d'une mère et de son fils.

ROMEO A LA FOLIE

 

de Christine SAGNIER aux éditions ZINEDI , JUIN 2017

ISBN : 978-2-84859-161-2

160 pages, 15 €.

 

 

Il y a les ados qui se cherchent, et puis il y a les ados qui vont mal, très mal même parfois. Klara en sait quelque chose, elle qui n’a cessé de vouloir venir en aide à ROMEO, son fils unique aussi ébouriffant qu’ébouriffé. Là est sa seule faute, et son plus grand malheur : avoir voulu trouver le psychiatre qui, d’un coup de baguette magique, lui aurait rendu son petit bien peigné. Une quête qui s’est transformée en une incroyable épopée. Parce que Fransec, la psychiatre en question, - ou peut-être le diable en personne,- a jeté son dévolu sur Klara, laquelle a disjoncté tout doucement mais très sûrement. Le danger est plus que réel, et la folie véritablement contagieuse, un secret de polichinelle que le corps médical s’applique à préserver, mais qu’il est temps d’éventer.

 

Tous les parents d’adolescents se retrouveront dans ce roman, et les mésaventures de l’héroïne les rassureront sur leur sort : à cette lecture, ils se diront que non, décidément, leur ado n’est certainement pas le pire. Et pour ceux qui se reconnaîtront dans ce portrait de famille, le livre fera mouche. Car derrière le ton vif, l’humour grinçant et le rythme trépidant, le roman s’attaque à une question sérieuse : le parent happé dans l’engrenage infernal des soins psychiatriques peut-il demeurer sain d’esprit ? La réponse est à la fin du roman.

 

On croyait en baver tous les jours, ou en avoir bavé, tout au long de notre existence ; et bien non : d’autres en ont autrement plus bavé, en l’occurrence, avec leur fils adoptif qui rend la vie quotidienne de ses parents littéralement infernale.

 

L’auteure a ressenti « la nécessité d’écrire pour lever un tabou autour de la maladie psychiatrique, pour prendre de la distance  conserver un certain bon sens et retrouver la notion de plaisir à travers l’écriture». Elle a choisi l’humour, « l’autodérision en guise de soupape », et pour prendre « le contre-pied du désespoir ». Un roman directement inspiré de son vécu mais aussi de nombreuses rencontres et lectures. Par son ouvrage, l’auteure s’adresse « à tous les parents ! Mais ceux dont les enfants vont très mal se sentiront moins seuls ».

« La maladie mentale est taboue. Beaucoup se retrouveront dans cette histoire, beaucoup de mères en particulier qui demeurent les cibles privilégiées des psychiatres. »

 

Une lecture assurément à recommander, pour s’y retrouver pour les uns, pour les autres, pour découvrir une réalité bien souvent ignorée.



10/07/2017
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