BIPOLAIRES 64/40

BIPOLAIRES 64/40

les troubles bipolaires sur FRANCE 2

Deux émissions sur FRANCE 2 cette semaine les 20 et 26 mars 2013:

à visionner respectivement sur pluzz.francetv.fr/videos/cest_au_programme.html

et pluzz .francetv.fr/videos/toute_une_histoire.html

 

 

1)° "C'est au programme" le 20 mars 2013 sur France 2

 

Chronique de quinze minutes avec comme invité le psychiatre toulousain Raphaël GIACHETTI.

 

En phase maniaque, le comportement du bipolaire peut conduire à la vente de la maison, au divorce, voire à mettre sa vie "en l'air". Les signes annonciateurs de phase maniaque sont une surexcitation, un état euphorique, une hyperactivité, une sensation de toute puissance, des troubles du sommeil avec éventuellement des réveils "en coup de fusil" (brutal et réveillé comme si on n'avait pas dormi). 

 

Il est essentiel d'accepter sa maladie avec, si possible, une réinsertion qui passe par le travail, et évidemment un traitement régulier accompagné par une visite hebdomadaire chez son psychiatre.

 

La difficulté principale est de poser le diagnostic: 50 % des patients ne sont diagnostiqués qu'après une errance d'environ 8 années.

 

Il insiste sur les troubles et pathologies associés tels que l'alcool, la toxicomanie, les TOC ou encore la logorrhée.

 

Il y a très souvent un détonateur qui va enclencher la maladie: réaction émotionnelle importante, deuil, licenciement, grave traumatisme, etc...

 

L'avenir:

Il passe par un traitement à vie associée à une prise en charge psycho-thérapeutique qui sera d'autant mieux accepté que pris en charge tôt. Mais pour un bipolaire, se soigner ne va pas de soi, spécialement en phase maniaque. 

 

En définitive, près de 2 millions de personnes sont concernées (fourchette basse). Dans 15% des cas, le risque suicidaire conduit au décès. 

 

Il est très dur de vivre aux côtés d'un bipolaire.

 

2)° "Toute une histoire" mardi 26 mars 2013 sur France 2 (une heure environ)

 

Les bipolaires invités étaient accompagnés de leur conjoint, lesquels se trouvent démunis face à cette pathologie, voire estiment la situation littéralement invivable. Ils insistent sur la violence en phase maniaque, violence envers le conjoint ou du bipolaire vers lui-même (suicide).

 

première partie: les définitions

la phase maniaque est particulièrement difficile à vivre pour le conjoint qui doit supporter les sautes d'humeurs, le comportement tout dans l'excès, l'absence de limitation, la prise de risques inconsidérés, des dépenses financières irraisonnées, ainsi qu'un sommeil très perturbé.

La bipolarité conduit à l'interruption de toute activité professionnelle, souvent en passant par une phase de burn out. Le patient ne peut plus rien assumer, accompagné de crises de paniques, d'angoisses.

Une psychothérapeute de couple, Frédérique FARIGOUX, précise que la phase dépressive est générée par la phase maniaque. La bipolarité est une maladie grave, difficile à vivre  pour le patient comme pour le conjoint. Elle indique que pour avancer, il faut comprendre la maladie. Or, pendant une période qui peut durer plusieurs années, le patient s'enferme dans le déni, ce qui conduit au refus de son acceptation, accompagné par le refus de prendre un traitement médicamenteux. Elle conclut en indiquant qu'être en couple est pour le bipolaire un facteur de stabilisation.

 

seconde partie: quand la bipolarité menace l'avenir du couple

Dans le cas d'un couple avec un ou des enfant(s), le rôle du père est diminué, particulièrement en phase dépressive; il a moins de patience et manifeste le besoin de s'isoler. Le conjoint est conduit à s'interroger sur la place du père, est il à la hauteur d'un père pour leur enfant ? D'une manière générale, l'équilibre du couple se trouve menacé par la bipolarité.

Mais il existe des solutions, qui passent par l'acceptation de la maladie, comme dit plus haut, ce qui est un facteur de stabilisation. Et, bien entendu, la mise en place d'un traitement médicamenteux régulièrement suivi et adapté selon l'évolution de la pathologie.

Il est donc possible de mettre en place des solutions pour que le quotidien redevienne vivable, en respectant une régularité dans la vie courante, un rythme de sommeil, apprendre à se détendre, et éventuellement travailler un journal d'humeur.

D'une manière générale, il est nécessaire de se faire prendre en charge rapidement, et ne pas s'installer dans le déni. Il n'est pas impossible de recommencer à travailler.



27/03/2013
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