BIPOLAIRES 64/40

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La psychoéducation diminue la récurrence des épisodes maniaques dans le trouble bipolaire

La psychoéducation diminue la récurrence des épisodes maniaques dans le cadre des troubles bipolaires.

 

Un court programme de psychoéducation pourrait prévenir de manière efficace la récurrence des accès maniaques, pour les patients atteints de troubles bipolaires de type I en rémission d’un précédent accès maniaque ; ceci selon une étude publié dans « Bipolar Disorders ».

 

Conduit par une équipe de recherche du « Capital Medical University » basé au Beijing Anding Hospital, cet essai a été randomisé et évalué à l’aveugle avec des suivis sur douze mois. Les participants à cette étude ont été admis pour des traitements hospitaliers, entre septembre 2015 et avril 2016, sous conditions de remplir certains critères (épisode maniaque, trouble bipolaire de type I, atteint depuis au moins 9 ans, âgé(s) de 16 à 60 ans, en rémission après 1 à 2 semaines de traitement aigu).

Les participants ont été exclus de la comorbidité avec d'autres troubles psychotiques ou des troubles neurologiques, l'abus de substances ou la dépendance, la grossesse ou l'allaitement, la déficience intellectuelle ou une maladie grave.

Les 140 participants à cette étude ont continué de prendre leur traitement pendant la durée de l’étude. Ils ont été divisés en deux groupes :
- groupe I : (71 sujets) participent à un programme de séances de groupe ( 8 à 12 personnes, 8 séances de 40 à 60 minutes chacune) de psychoéducation durant leur phase de rémission, dans les deux semaines avant leur sortie.

- groupe II : (69 sujets) ce groupe de contrôle ( sans psychoéducation) rencontre les infirmières pour discuter, selon des durées équivalentes au groupe « traité ».

 

Pour 15 participants la récurrence des épisodes s’est maintenue et ils ont du être ré hospitalisés. Seuls 4 patients du groupe « traité » ont montré un taux significativement plus bas de ré-hospitalisation en comparaison avec le groupe de « contrôle ». Le groupe « traité » a indiqué des améliorations sur le point du handicap, des symptômes de l’humeur ainsi que sur le fonctionnement global de la personne.

 

Certaines limites sont à prendre en compte dans cette étude. Un pourcentage inégal, entre les deux groupes considérés, de jeunes femmes (88,73 % pour le groupe I et 91,3 % pour le groupe II) subissant peu d’épisodes maniaques avec une moyenne d’âge différente (33,3 ans pour le groupe I et 34,5 pour le groupe II) a pu altérer la véracité des résultats énoncés précédemment. De plus, le suivi de douze mois a pu être insuffisant pour évaluer l’impact total de ces traitements sur les symptômes dépressifs.

Les chercheurs ont conclu que cette méthode de psychoéducation pourrait être un plus à ajouter dans la routine de traitement psychiatrique.

Par conséquent, il est suggéré que les décideurs envisagent de mettre davantage l'accent sur cette méthode d’accompagnement et de financer et de rendre plus    accessibles les interventions psychoéducatives aux patients hospitalisés avec     des troubles bipolaires en Chine et à travers le monde.

in Psychiatry Advisor 11 avril 2018 

traduit de l'anglais par Axelle BONNIN

 

 

 


13/04/2018
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