BIPOLAIRES 64/40

BIPOLAIRES 64/40

Compte rendu conférence du Dr GAY

Conférence du Dr Christian GAY

11 juin 2009

Maison des associations - Bayonne

 

 

Place et rôle des proches des patients bipolaires :

 

 

INTRODUCTION

 

Cette  pathologie renferme un ensemble de facteurs parmi lesquels le poids génétique intervient de façon variable selon les patients.

Il convient de demander au patient de se prendre en charge, en complément de la prise de médicaments, d'une psychothérapie et de l'environnement.

 

 

L'ENTOURAGE

 

Le patient est isolé. Encore beaucoup de psychiatres refusent de recevoir la famille du patient or du fait de son isolement, l'entourage qui cherche des informations, a du mal à les trouver. Mais il existe des soignants qui reçoivent les proches. Le plus difficile est d'expliquer aux enfants qui surprennent par leur capacité de comprendre.

 

L'isolement tient également à l'éloignement des amis, des proches et par la non-compréhension de la part des autres.

L'entourage est responsabilisé mais également culpabilisé : ça fait mal ; c'est douloureux.

Mais le soignant pourra également responsabiliser le proche.

 

Le conjoint est aimant, aidant, accompagnant mais il n'est pas soignant. Sa mission est de surveiller le patient. Mais il convient de ne pas se contenter de ce rôle.

Le bipolaire ne peut pas faire un certain nombre de choses et, quand il est en phase d'excitation, il veut tout faire avec une prise de pouvoir. Il passe par cette alternance d'états passifs et d'excitations.

 

Pour le conjoint, la manie est épouvantable. Cette aide du proche commencera par le besoin d'être aidé. C'est essentiel ! Elle est extrêmement utile et passe par la place des associations, des forums etc...

 

 

LA PSYCHO-ÉDUCATION



L'objectif principal est de diminuer le risque de rechute, de conforter le patient dans la prise régulière des médicaments. Il est plus facile d'enrayer le processus de la manie au début plutôt qu'une fois en pleine ampleur.

La psycho-éducation passe par la constitution d'un groupe ; il est alors plus facile d'identifier les traits de caractère des uns et des autres.

 

Le travail dans la durée est essentiel. Les patients qui s'observent doivent être capables de reconnaître les symptômes.

Le groupe a un effet direct pour le patient qui réalise ce que l'autre vit. Il relativise les signes de la pathologie. Le travail peut passer par le biais de jeux de rôle où le patient va tenir la place du soignant.

 

On note également la FFT : la Family Focus Traitement (traitement focalisé sur la famille).

Il s'agit d'une thérapie triangulaire : patient, proche et psychiatre. Les résultats sont indéniables.

La base consiste à inciter le patient à prendre soin de lui, ce qui n'est pas simple. Or, spontanément, le bipolaire va avoir tendance à se mettre en danger.

 

Ça commence par poser des règles de vie. Avec un programme commun, qui se met en place avec le conjoint, les résultats sont éloquents. Le patient se trouve épaulé.

Et on ne peut pas demander au conjoint des tâches qui ne sont pas de son ressort.

Avec le temps, des liens très forts se mettent en place entre le patient et le psychothérapeute.      

 



09/07/2009
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