Mercredi 15 février, les députés Gérard Sebaoun, rapporteur de la mission parlementaire d'information relative au syndrome d'épuisement professionnel (burn out) et Yves Censi, président de la mission, ont proposé de faciliter la reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle et de créer une agence nationale de la santé psychique au travail.

Leur rapport, qui sera prochainement mis en ligne sur le site de l'Assemblée nationale, présente 27 propositions.

 

Le « syndrome d’épuisement professionnel », ou « burn out », peut-on lire sur le site de l'Assemblée nationale (Commission des affaires sociales), « désigne l’ensemble de troubles psychiques que subissent les travailleurs confrontés à un environnement professionnel délétère ».

« Il faut (...) repenser la prévention des risques psychosociaux dans une politique plus vaste de promotion de la qualité de vie au travail et de l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle », est-il souligné.

« Les dispositifs actuels de reconnaissance des accidents du travail et des maladies professionnelles ne sont pas adaptés à la prise en charge des victimes d’épuisement professionnel. »

« En attendant que le burn out puisse être compté de plein droit au nombre des maladies professionnelles, le rapport propose d’améliorer les dispositifs existants. »

« Actuellement, le burn-out n'est pas reconnu dans le tableau des maladies professionnelles. Seuls des comités régionaux de reconnaissance des maladies professionnelles peuvent statuer au cas par cas », rapporte Le Figaro. « Cependant, un seuil de 25 % de taux d'incapacité permanente est requis, un “verrou” qui “limite” le nombre de dossiers reconnus (418 en 2015) ».

« La mission propose “une expérimentation de l'abaissement” à 10 % de ce taux, voire “sa suppression”. Anticipant une “affluence de dossiers”, elle demande “d'améliorer considérablement les moyens” des comités. »

Parmi les autres propositions, mentionne Le Figaro :

  • protéger les médecins - notamment du travail - afin qu'ils ne soient pas attaqués par les employeurs lorsqu'ils établissent un lien entre la pathologie et les conditions de travail ;
  • créer un site web et une application associée à destination des professionnels afin de faciliter la compréhension et la prise en charge du burnout.